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GAINOT Bernard

Titre et fonction


Maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, habilité à diriger des recherches en histoire des mondes modernes.

Thèmes de recherches


  • Les guerres coloniales du XVIIIe siècle, dans le contexte de la « révolution militaire » et de l’histoire atlantique.
  • Les opérations combinées de guerre contre le brigandage, à l’époque 1770 - 1815.
  • Les commissaires du pouvoir exécutif à l’époque du Directoire. Élaboration d’une base de données pour le groupe de recherche IHRF.
  • Circulation des doctrines et des pratiques républicaines dans l’espace européen et atlantique à l’époque des révolutions.
  • Évolution et mutations de l’institution militaire dans le contexte international de la révolution militaire des Temps modernes.

Parcours professionnel


  • Ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud : 1968 à 1972.
  • Professeur dans l’enseignement secondaire ; 1973 - 1993
  • Agrégation externe d’histoire en juillet 1983 (rang : 3e).
  • Doctorat de l’université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne : thèse soutenue le 30 janvier 1993 : Le mouvement néo-jacobin à la findu Directoire. Structure et pratiques politiques. Le directeur des travaux de recherche était le professeur Michel Vovelle. Mention "très honorable", avec les félicitations du jury, à l’unanimité.
  • Maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne depuis septembre 1993.
  • Habilité à diriger des recherches en histoire des mondes modernes depuis le 27 mai 2005 (22e section du CNU). Titre de la thèse d’habilitation : Du Cap-français à Naples. Chemins et destins au temps de la « Grande Nation ».
  • Centre de recherches : Centre d’histoire moderne et des révolutions de l’Université Paris1 (UMS Institut d’Histoire de la Révolution française).
  • Animation d’un séminaire de master avec Pierre Serna (Paris1) et Laurent Henninger (CEHD), Guerre, conflits, société, à l’époque moderne 1500 – 1815.

Description des activités


Je suis actuellement chercheur associé à l’Institut d’Histoire de la Révolution française (IHRF), groupe de recherche de l’IHMC.

Depuis ma retraite, je continue à participer à plusieurs activités au sein de cet Institut, journées d’études, séminaires, comité de lecture de la revue en ligne La Révolution française. Mes axes de recherche restent ceux de la période pendant laquelle j’étais en activité : l’histoire politique, notamment de la période du Directoire, de l’Empire et de la Restauration, et l’histoire des formes de sociabilité et des mouvements intellectuels de la même période (histoire des divers courants d’abolition de l’esclavage, Société des Amis des Noirs, Société de la morale chrétienne ; émergence des courants de la pensée sociale, autour des saint-simoniens ; attention plus particulière portée à l’abbé Grégoire, qui se situe au carrefour de ces diverses influences, entre 1795 et 1831).

Mes publications récentes témoignent ces pôles d’intérêt : l’Atlas de l’Empire napoléonien. Ambition d’une civilisation européenne, en collaboration avec Jean-Luc Chappey ; participation à la journée d’études sur Joseph-Marie de Gérando, sous la direction de J-L. Chappey, Igor Moullier et Carole Christen ; direction du volume d’actes du colloque Couleurs, esclavages, libérations nationales. Vers une nouvelle colonisation ? En collaboration avec le groupe de recherches REDEJHA de l’Université Paris-Diderot (Marie-Jeanne Rossignol), avec le centre de recherches sur l’Amérique Latine de Paris1 (Geneviève Verdo et Clément Thibaud) et avec des chercheurs de l’Université Vincennes-Saint-Denis (Claire Bourhis-Mariotti, Marcel Dorigny).

Le troisième axe de recherche, en relation avec l’IHRF, porte sur l’Italie révolutionnaire et impériale (1796 – 1815). Outre la publication d’un volume d’articles, en italien, autour de la notion de « démocratie représentative » (cf. histoire politique), paru chez Guerini e associati de Turin, j’ai participé à l’élaboration de dell’Atlante dell’Italia rivoluzzionaria e napoleonica (Atlas de l’Italie révolutionnaire et napoléonienne),dans le cadre de l’École française de Rome, publié en 2013 sous la direction de Jean-François Chauvard, Maria-Pia Donato, Massimo Cattaneo, et David Armando. Au cours des deux années, j’ai contribué à des directions de recherches d’étudiants italiens venus faire des recherches en France (Alessandro Tucillo sur la pensée anti-esclavagiste, Marco Laurin sur le mouvement coopératif à Lyon, Giorgia Andreani sur les députés noirs, Paolo Conte sur le commissariat d’Oneglia, …..). Enfin, deux projets en préparation poursuivent ma collaboration avec ces chercheurs italiens : un numéro spécial des Annales historiques de la Révolution française sur « Rome, entre le Pape et l’Empereur (1792 - 1815) », en collaboration avec Maria-Pia Donato ; une participation au chantier sur la Société de l’Harmonie Universelle, qui est coordonné par David Armando et Bruno Belhoste.

En dehors du rattachement à l’IHRF, je participe, dans le cadre de l’Université Paris1, aux activités de l’Institut « Guerre et Paix » dirigé par Hervé Drévillon. Cela s’est traduit par l’assistance, et parfois des interventions, au séminaire « Guerre et Société », actuellement dirigé par Hervé Drévillon, et que j’ai auparavant dirigé entre 1998 et 2012. J’ai organisé plusieurs ateliers, qui ont donné lieu, ou vont donner lieu à des publications, en coordination avec Benjamin Deruelle et Emilie Dosquet (un volume aux Publications de la Sorbonne sur « la construction du militaire » ; un volume en préparation sur « les mots du militaire »), ou sous la direction d’Hervé Drevillon et Arnaud Guignier (les deux volumes d’édition des Mémoires du Service Historique de la Défense).

Enfin, mon ancien statut de professeur associé aux Écoles militaires de Saint-Cyr-Coëtquidan, m’a amené à participer à plusieurs colloques, dont les plus récents sont Pratiques militaires et globalisation, à Sciences-Po Aix, et La guerre de Sept Ans, premier conflit mondial ?, qui s’est déroulé à l’École militaire, et dont les actes sont en cours de publication. 

Le deuxième pôle d’activités, extérieur à l’IHRF, bien qu’émanant de celui-ci, à l’origine, en 1991, est l’Association pour l’étude de la colonisation européenne (1750 – 1850) (APECE). Désormais autonome, dirigée par Yves Bénot jusqu’à son décès en 2005, ce groupe dont j’ai assuré le secrétariat de 1993 à 2006, fut un des pivots reconnu du renouvellement des études sur la colonisation, l’esclavage, les abolitions. Il a organisé cinq colloques, assure une séance mensuelle de séminaire, et anime des journées d’études, dont la dernière portait sur l’abbé Raynal et l’anti-esclavagisme, et celle qui est en préparation pour 2016 portera sur la colonisation nouvelle.

L’axe militaire est l’axe directeur de mes recherches actuelles ; il rejoint les activités de l’IHRF, puisque je prépare une synthèse sur Guerre et révolutionsen préalable à une étude plus poussée sur Lazare Carnot, la République et la guerre ;et, en perspective plus lointaine, un essai sur La Fayette (comme contrepoint à Lazare Carnot).

Il rejoint également les recherches sur les Empires coloniaux, puisque, dans la ligne de mon ouvrage sur les officiers de couleur dans les armées de la République et de l’Empire, j’étudie les conflits coloniaux, tant aux Antilles, avec la révolution de Saint-Domingue (ouvrage en préparation), que dans l’Océan Indien, avec l’action du général Charles Decaen entre 1803 et 1810, dont j’ai commencé le dépouillement des 120 volumes de correspondance à la Bibliothèque municipale de Caen.

J’ai entrepris une collaboration avec Massimiliano Vaghi, chercheur de l’Université de Milan associé à l’IHRF, pour une mise au point sur l’historiographie récente de l’Océan Indien. Cette investigation a déjà produit quelques résultats :

  • Une journée d’études, coordonnée avec M. Vaghi, dont les communications vont être publiées dans un numéro spécial de la revue en ligne de l’IHRF La Révolution française ; 
  • Un numéro spécial de la revue Annales historiques de la révolution française, coordonné avec M. Vaghi, paru en 2014, et qui est en instance d’être traduit en anglais ; 
  • Une intervention au colloque international d’histoire militaire de septembre 2014 sur les transferts techniques et culturels entre l’Europe et l’Asie du Sud-est à la fin du XVIIIe siècle.

 

 Page personnelle sur le site de l’IHRF

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