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Ni amateurs, ni bureaucrates : les tentatives de l’Académie royale des sciences de Paris pour obtenir un financement durable assurant l’idéal savant

Vendredi 13 mai 2022, de 10 h à 13 h
Salle d’histoire, 2e étage, escalier D
ENS, 45 rue d’Ulm, Paris 5e

Séance du séminaire 2021-2022 de l’IHMC

Présentation des travaux de Sayaka Oki (Université de Tokyo)

Discutant : Stéphane van Damme

L’histoire des sciences de l’Europe aux xviie et xviiie siècles nous suggère qu’il n’est jamais facile d’obtenir les sources du financement durable assurant l’autonomie savante, dont l’idée était encore au stade de gestation à l’époque. Dans cette communication, nous analysons les modalités des pratiques du financement royal des institutions académiques des sciences, en s’attachant au cas de l’Académie royale des sciences de Paris, première institution ayant offert aux savants un statut rémunéré par une pension pour la recherche scientifique. Nous essayons aussi de montrer la particularité des expériences de cette académie parisienne par rapport aux autres institutions équivalentes en Europe.

Au début, les académiciens des sciences, dont la plupart appartenaient au tiers état, ne furent traités dans les dossiers officiels que comme protégés recevant de simples gratifications de nature temporaire. Cependant, ils obtinrent une condition financièrement plus stable vers le milieu des années 1770, à travers des négociations accumulées pendant des décennies, tout en gardant l’ambiguïté de leur rôle au sein des appareils étatiques. Cette ambiguïté leur laissa une marge de liberté dans leurs activités en général. Quand la Révolution se produisit, les académiciens purent négocier en combinant cette condition acquise de stabilité et leur idée de l’autonomie savante.

Publié le 6 avril 2022, mis a jour le mercredi 13 avril 2022

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